Manif: Port-de-Paix dit non à la fermeture de l’unique port du Nord-Ouest ouvert au commerce extérieur. Popilasyon Pòdpe a te pran lari jounen jedi 11 Out 2022 a pou nande gouvènman an tounen sou dezizyon yo pran pou fèmen pò Pódepe a. 

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 l’appel de plusieurs organisations, plusieurs centaines de Port-de-Paisiens ont gagné la rue jeudi matin, comme annoncé en début de semaine, pour dénoncer l’insécurité qui fait rage dans le département du Nord-Ouest, notamment au niveau du tronçon de route Gros-Morne – Chansolme.

Toutefois, l’une des principales revendications des manifestants se situe autour d’une rumeur persistante sur une éventuelle fermeture du port au commerce extérieur après la découverte de plusieurs cargaisons d’armes et de munitions transitées par ce point.

Les manifestants veulent attirer l’attention des autorités de fait que “ce suicide collectif programmé ne passera pas, et que leur velléité de fermer le port, sous prétexte de combattre le trafic d’armes alors que les ports privés sont hors de contrôle, est inacceptable”.

“Moun nan Podepe di non ke ladwan pa gen dwa fèmen eke otorite yo chache moun ki nan transpòte zam ilegal”, ont scandé les manifestants qui n’ont pas manqué de conspuer le PM de facto, Dr. Ariel Henry, accusé dans l’assassinat de Jovenel Moise, un fils, selon eux, adopté par l’Immaculée Conception.

Des pancartes ont clairement identifié les contrebandiers, tel Eddy Lafrance, encore en cavale, ont souligné les manifestants.

Pour les manifestants qui ont longé le Boulevard des Trois Rivières, leur message à l’endroit du régime PHTK 3 est, on ne peut plus clair.

“En 1986, la ville de Port-de-Paix fut la dernière ville à manifester, et qu’il fasse attention pour ne pas nous conduire à le faire en premier en 2022”, ont averti les protestataires, demandant à la justice de s’orienter directement vers les coupables, au lieu de faire souffrir toute une population.

Le secrétaire du barreau des avocats de Port au Prince a lancé un véritable cri d’alarme jeudi pendant le grand journal du soir de Radio Métropole :

« Il n’est plus possible de se rendre au tribunal de première instance de Port au Prince en raison de l’insécurité. De toute façon même si on le pouvait encore, la grève des juges paralyse toutes les activités » a-t-il déploré.

Maître Pierre Louis affirme que cette situation a un impact négatif sur la plupart des avocats indépendants.

« Le barreau ne fonctionne que par intermittence, nous n’avons aucune assurance que le parquet soit ouvert chaque jour, et même si c’est le cas, la police ou l’APENAH ne sont pas toujours capable d’y amener les prévenus. Seule la présence du doyen permet encore de maintenir un semblant d’activité. Mais le tribunal est déserté tant par les avocats que par les juges et une partie du personnel de justice. »

Les évènements des 06 et  07 février dernier ont donné le coup de grâce. Le système judiciaire est désormais à l’article de la mort, explique le secrétaire du barreau qui s’interroge :

«  Dans ce contexte, le fait que les juges poursuivent une grève illimitée pour forcer l’exécutif à rapporter son arrêté mettant à la retraite 3 juges de la cour de cassation, n’est il pas suicidaire ? Dans tous les cas de figure elle semble handicaper davantage les justiciables que le pouvoir. »

Sans désavouer les magistrats en grève, qu’il dit soutenir, maître Robinson Pierre Louis exprime une juste appréhension.